Kevin Grandjean

Puno

mercredi 2 avril 2025

Puno est la première grande localité en venant depuis la Bolivie. La ville a aussi accès au lac Titicaca depuis le côté péruvien.

Plusieurs particularités de Puno et ses environs:

Nous avons donc profité de visiter deux de ces trois particularités. Malheureusement le train n’était pas au programme pour nous.

Nous avons profité d’une visite organisée proposée par notre hôtel avec service tout inclus. Nous sommes pris le matin à l’hôtel et déposés le soir au même endroit. Nous avons un guide qui sait très bien parler anglais (et même français pour le guide nous ayant accompagné) et le dîner est inclus.

Les îles flottantes d’Uros

Ces îles sont des constructions faites de totora (une sorte de roseau) et de racines de totora. La particularité de ces plantes est qu’elles flottent sur l’eau durant des années en plus d’être une source de nourriture pour les locaux. La totora pousse abondamment dans le lac Titicaca aux abords de Puno.

Les îles se situent à seulement 5 kilomètres de Puno

La totora est aussi utilisée pour fabriquer les bateaux emblématiques du peuple Uros.

Une maquette de bateau

Nous avons eu le droit à une explication sur la manière dont les îles sont construites.

Premièrement, les habitants découpent plusieurs morceaux de totora avec les racines.

Ils attachent ensuite les blocs ensemble.

Une fois bien attachés, les blocs sont recouverts de la partie supérieure de la totora, ce qui va permettre de mettre une distance entre l’eau et les habitants de l’île.

Pour finir, les maisons ainsi que le grenier sont construits (toujours en utilisant de la totora).

Un four y est construit pour cuisiner.

Et les habitants déménagent sur la nouvelle île.

Pour se nourrir, les habitants consomment principalement l’intérieur de la totora. J’ai pu y goûter et ça n’avait pas un goût particulièrement prononcé.

La source de protéine principale est constituée de volaille que les habitants vont pouvoir chasser grâce à des fusils.

Les habitants des îles Uros n’ont pas de travail à proprement parler qui leur permet d’obtenir des Soles (la monnaie du Pérou). Leur source de revenu principale est liée au tourisme, ce qui leur permet d’acheter les denrées qu’ils ne peuvent pas produire ou trouver eux-mêmes sur le lac.

Ainsi, les visites sur les îles sont payées par les guides aux habitants, mais il est aussi possible d’acheter de l’artisanat local.

Une autre source de revenu est la balade entre les différentes îles sur un des bateaux en totora. Historiquement, ces embarcations étaient la manière principale de se déplacer pour les habitants, mais aujourd’hui ils utilisent des petites embarcations à moteur.

Les îles n’ont pas de toilettes ou de douches. Un bâtiment commun est mis à disposition de la communauté.

Un des cochons qui se déplacent sur les eaux à faible profondeur

Nous reprenons ensuite la route (ou plutôt le bateau dans ce cas) vers l’île Taquile.

L’île Taquile

L’île Taquile et ses habitants sont réputés pour la qualité de leurs textiles. Depuis 1969-1970, date à laquelle la réforme agrarienne péruvienne a été appliquée, certaines terres ont été expropriées de leurs propriétaires (souvent de grandes entreprises) pour être rendues aux habitants de la région et ceux qui travaillaient la terre. Les habitants de Taquile ont pu profiter de cette nouvelle loi pour reprendre le contrôle sur leur île. Depuis, les habitants prônent un tourisme durable en s’occupant eux-mêmes des logements et restaurants sur l’île ainsi que de la formation des guides extérieurs venant faire visiter l’île aux touristes comme nous.

Les guides doivent suivre une formation durant deux ans avant de pouvoir proposer des tours guidés sur l’île.

Les habitants ont encore un accès limité aux technologies récentes, mais il est probable que c’est dû à un choix de maintien des traditions plus qu’une non-capacité de pouvoir accéder à ces technologies.

Les habits portés indiquent si la personne est mariée ou non

Ces portails sont présents partout sur l’île et sont des marqueurs des différentes parties importantes de l’île.

Une porte automatique

Le textile de Taquile est reconnu comme étant de haute qualité et est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Sur l’île, les femmes tissent et les hommes tricotent.

Ils produisent même leur propre shampoing à base de plante locale qui mousse une fois écrasée et mélangée à de l’eau.

Il est dit que ce shampoing prévient l’apparition de cheveux gris et la perte de cheveux

Nous avons eu le droit à un extrait de danse et de musique à laquelle nous pouvions nous aussi participer, si nous le voulions.

Après cet intervalle musical, nous pouvions acheter si nous le désirions des textiles. Pour ma part, j’ai pris un bonnet en laine d’alpaga.

Place au dîner durant lequel nous avions deux choix : truite arc-en-ciel (une sorte de truite saumonée très présente dans le lac) ou omelette. Pour ma part, ayant déjà goûté à la truite sous forme de sushis, c’était une valeur sûre.

La boisson n’est pas une bière, mais du Inca Cola. Un goût qui ne plaira pas à tout le monde, mais que j’aime bien

Une fois mangé, nous nous préparons à rentrer à Puno en bateau où nous passerons la soirée avant de reprendre le bus le lendemain.

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